









ACTIONS COLLECTIVES RÉALISÉES


Un livre collectif
Je me souviens du GEM (2018-2019)
à ceux qui ont trop à dire pour pouvoir le dire
ceux qui ont du travail
ceux qui n’en ont pas
ceux qui en cherchent
ceux qui n’en cherchent pas
Jacques Prévert, Tentative de description d’un dîner de têtes à Paris –France
(Paroles, 1946)
Partenaires : Groupe d’Entraide Mutuelle GEM de Rostrenen, médiathèque de Rostrenen
Avec les adhérent.e.s d’un GEM, raconter en images et en mots nos 10 ans de vie partagée.
La Missive, en partenariat avec le Groupe d’Entraide Mutuelle (GEM) de Rostrenen, accompagne l’écriture d’un livre collectif. Ateliers de gravure, de dessin, de collage, d’écriture, donnent lieu à une sélection cohérente, collective. La fabrication du livre est finalisée au sein du GEM.
Cette action est destinée à un public en situation de souffrance psychique et/ou d’isolement, souvent éloigné de la culture, et parfois en situation d’illettrisme.
Le projet comporte également un volet lecture, en partenariat avec la médiathèque de Rostrenen : il s’agit de mettre en place des actions culturelles ouvertes à toutes et tous, avec notamment l’accès à des ouvrages
« faciles à lire » sélectionnés dans ce but.

(…) Alors je prends une grande décision qui change ma vision du monde
Dorénavant je marcherai à contre-sens pour avancer main dans la main avec mon ombre.
Texte collectif – Kanevedenn,
Les dix ans de l’arc-en-ciel

Lecture musicale
Kanevedenn les 10 ans de l’arc-en-ciel
(2019)
Suite au projet au GEM de Rostrenen, un spectacle vivant est imaginé par La Missive et les participant·e·s auteur·trice·s. À partir des textes du livre collectif, une mise en voix, en corps et en musique, est présentée publiquement à destination de tou·te·s les habitant·e·s du territoire.
C’est l’occasion de s’approprier des créations, de les confronter au regard de l’autre, d’assumer une position dans la cité.

Fanzine
Partenaires : Habitant.e.s des lieux que nous traversons
Fabriquer à plusieurs un objet qui se lit et se distribue, avec le minimum de moyens possibles.
La Missive réfléchit pendant plusieurs mois à la possibilité de créer un petit journal auto-géré, fabriqué par les participant.e.s, et témoignant de leurs humeurs et des envies du moment. A partir de matériaux de récupération, et pendant quelques heures par mois, nous échangeons pour imaginer collectivement les formes à donner à ce projet. Des expérimentations sont menées, qui permettent des rencontres inattendues entre habitant.es d’un même lieu. Ce projet est adaptable et itinérant, toujours en mouvement, toujours en construction.
Les ateliers sont mensuels pour une impression annuelle.

Nos lieux communs - Année 1/3
Rencontres et ateliers d'expression (2019-2020)
Partenaires : Association hospitalière de Bretagne, hôpital de jour de Pontivy, hôpital d’addictologie de Pontivy, Groupe d’Entraide Mutuelle GEM de Pontivy, résidence-accueil Les Myriades, médiathèque de Pontivy
Jumelage de 3 ans dans le cadre de « Culture-Santé » de la DRAC Bretagne
Avec des gens de Pontivy, écrire et mettre en scène une pièce de théâtre sur les lieux où nous avons vécu.
En 2019, une pièce de théâtre a été écrite par les habitant·e·s. Elle devait être jouée en public le 24 mars 2020. Elle a finalement donné lieu à un livre illustré, Nos lieux communs. En voici la préface : « Nous sommes les auteurs et les autrices de ce livre. Nous sommes des habitantes et des habitants de la ville de Pontivy et de ses alentours. Nous venons de plusieurs lieux : l’association hospitalière de Bretagne, l’hôpital de jour, l’hôpital de jour d’addictologie, l’association La Missive, la résidence Les Myriades, le Groupe d’Entraide Mutuelle (GEM) Le Passage, la médiathèque Espace Kenere. Nous nous sommes rencontré·e·s pour créer collectivement un spectacle qui parlerait de poésie et de paysages. Pendant un an, ensemble, nous nous sommes retrouvé·e·s pour écrire, dessiner, découper, coller. Nous avons dansé, lu, joué, répété. Nous avons ri, nous avons parlé, écouté, nous avons appris à nous connaître.
Au mois de mars 2020, nous étions prêt·e·s à montrer notre spectacle.
Il s’appelait Nos lieux communs. C’était notre manière de dire d’où nous venons, où nous sommes, où nous voulons aller. Sur scène, il y aurait eu nos voix, nos gestes, des silences, de la musique, des costumes et des parapluies. Mais soudain, une interruption de nos quotidiens a eu lieu, et il est devenu impossible de nous réunir. Notre spectacle a été annulé. Nous avons cessé de nous voir pendant 6 mois.
Quand nous nous sommes retrouvé·e·s, nous avons réfléchi à la manière de
rebondir. Nous voulions qu’il reste une trace de notre rencontre. Nous avons décidé de faire un livre. Ce livre est une pièce de théâtre, où les mots et les images jouent le même rôle.
Il raconte nos parcours de vie, nos paysages intérieurs, nos lieux rêvés, nos lieux communs.»

Nos lieux communs Année 2/3
Ateliers d’expression et résidence d’artiste (2020-2021)
Quatre saisons traversées à Pontivy - hiver printemps été automne de deux mille vingt et un.
Au fil des saisons, je garde ces images du paysage avec le mouvement et l’évolution de la végétation et la lumière. Ces temps de résidence ont été ponctués de marches aux abords des friches et du canal pour repérer les plantes tinctoriales qui donnent de la couleur à chaque saison.
Élise Hallab, extrait du livre collectif Jardins chromatiques.
Partenaires : Association hospitalière de Bretagne, hôpital de jour de Pontivy, hôpital d’addictologie de Pontivy, Groupe d’Entraide Mutuelle GEM de Pontivy, résidence-accueil Les Myriades, médiathèque de Pontivy
Jumelage de 3 ans dans le cadre de « Culture-Santé » de la DRAC Bretagne
Avec un groupe d’habitant.e.s qui ne se connaissent pas, fabriquer des encres naturelles et sérigraphier des textes écrits en commun.
En 2020 et 2021, La Missive a invité en résidence Élise Hallab, artiste plasticienne. Durant 4 semaines, elle a poursuivi à Pontivy ses recherches artistiques autour de la couleur et du jardin, à partir d’encres végétales. Elle a effectué des cueillettes de fleurs et de plantes dans les paysages de Pontivy, et les a transformées en matières premières pour ses créations sur papier et sur tissu. Cette résidence a donné lieu à une vingtaine d’ateliers pluridisciplinaires, dans divers lieux de la ville, auprès de plus de 50 habitant·e·s. Des partenariats ont été tissés avec plusieurs structures : l’hôpital de jour, l’hôpital de jour d’addictologie, la résidence-accueil Les Myriades, le GEM
le Pas-sage, la médiathèque.
En novembre 2021, l’exposition « Jardins chromatiques », a rendu compte de quelques unes des créations nées de ces rencontres.
Un livre en édition limitée, Jardins chromatiques, est issu de ce travail. Il a été entièrement imaginé, écrit, fabriqué, imprimé et relié par les habitant·e·s.
Ateliers d'expression
Exposition

Livre "Jardins chromatiques"

Nos lieux communs Année 3/3
Ateliers d’expression et résidence d’artiste (2021-2022)
Nous avons pensé à nos moyens d’agir sur les espaces que nous peuplons. Nos châteaux commence avec des plans - sur la comète, dans la rue, dans nos têtes. Nos châteaux continue dans des gestes, qui peuvent parfois transformer le monde : détruire, rebâtir, semer, creuser, élever des tours, abattre des murs.
Extrait de la préface du livre collectif Nos châteaux.
Partenaires : Association hospitalière de Bretagne, hôpital de jour de Pontivy, hôpital d’addictologie de Pontivy, Groupe d’Entraide Mutuelle GEM de Pontivy, résidence-accueil Les Myriades, médiathèque de Pontivy
Jumelage de 3 ans dans le cadre de « Culture-Santé » de la DRAC Bretagne
Avec des habitant.e.s de Pontivy, transformer des ruines en projets d’architecture, et construire des châteaux de cartes.
Avec Perrine Le Querrec, autrice en résidence sur deux départements.
S’éloigner des paysages naturels, pour travailler sur les lieux construits par les humain.es. Réfléchir ensemble à ce que signifient pour nous les maisons, immeubles, hangars, fermes, usines, monuments, lieux de culte, architectures plus ou moins fantaisistes issues de nos imaginaires et de nos souvenirs.
Nous décidons que nous pouvons, à notre tour, construire des lieux à notre image. C’est de cette pensée que nait l’idée de fabriquer un jeu de cartes, entièrement pensé par nous, et qui permettra de bâtir « Nos châteaux ».
L’écrivaine Perrine Le Querrec est en résidence durant 4 semaines à Pontivy, pour y mener un projet d’écriture poétique, et pour imaginer des restitutions musicales de ses travaux. Elle intervient auprès des participant·e·s lors d’ateliers d’expression, et une restitution publique témoigne de ces rencontres.
Cette résidence dialogue avec une autre résidence accompagnée par La Missive, à Pleyber-Christ dans le Finistère. Ce sera l’occasion d’offrir à ce travail une résonance régionale, au travers d’actions menées dans le Morbihan (Pontivy), le Finistère (Pleyber-Christ) et les Côtes d’Armor (Rostrenen).
Ce sera aussi l’occasion pour La Missive de tisser des liens de commune à commune, entre des habitant·e·s qui se rencontrent peu - puisque tel est son objectif de médiation.
Ateliers d'expression





on imagine un imagier
(Nos poésies sans passeports)
« Toute construction commence dans le mot. Mot imprécis mur mal construit fondations imprécises fonctions imprécises et tout s’effondre. Les mots doivent dès ma tête être un summum de précision. » Perrine Le Querrec, La Construction
Partenaires : École alternative des Monts d’Arrée, médiathèque de Pleyber-Christ
Avec des mineurs demandeurs d’asile, fabriquer un imagier poétique multilingue.
Avec Perrine Le Querrec, autrice en résidence sur deux départements.
Forte de plusieurs années de collaborations avec des structures sociales et médicales, La Missive entame un cycle de médiation culturelle venant en appui des enseignements linguistiques du français. Elle décide de s’adresser en premier lieu à un public mis en difficulté par une situation de demande d’asile.
Un groupe de personnes parlant 16 langues différentes (parmi lesquelles l’amharique d’Ethiopie, l’anglais, l’arabe, l’arabe darija du Maroc, le bambara, le douala, l’espagnol, l’italien, le malinké du Mali, le ourdou, le pendjabi, le persan, le pulaar, le soninké, le soussou, la langue des signes française) se sont retrouvées pendant un an pour inventer ensemble une langue commune.
En nous servant de techniques diverses, allant du dessin au cyanotype, de la typographie au collage, nous nous sommes rendu.e.s compte qu’un nouveau langage s’inventait, composé de fragments hétérogènes et aléatoires… Ce langage du hasard ressemble pour nous à ce qu’on nomme la poésie. Nous avons décidé que le livre serait dans cette langue-là.
Perrine Le Querrec , également en résidence à Pontivy avec La Missive, est en résidence à Pleyber-Christ pendant 4 semaines pour travailler sur ses textes personnels, et pour encadrer des ateliers d’expression.

Ma vie
Partenaires : maison d’arrêt et SPIP de Saint Brieuc
Avec des détenus, créer un livre de photographies dépliant.
Durant une semaine, des détenus d’une maison d’arrêt ont écrit et illustré un livre dépliant, dont ils ont choisi le titre : « Ma vie ». De jour en jour, ils ont partagé avec le groupe les évènements qui ont marqué leurs parcours, qu’ils soient publics ou intimes. D’abord séparés en plusieurs lignes, ces histoires finissent par se croiser et par créer un entremêlement de récits. Le singulier devient collectif, et s’exprime sous forme de dessins et de lettres.

Vieille comme le monde
Je voudrais que ces textes soient dits à voix haute, et qu’en les écoutant, on se demande pourquoi on les écoute, pourquoi c’est important, ce que ces femmes ont à nous dire. Le théâtre, c’est le lieu qui rend visibles des héroïnes, et je veux leur donner cette place. Pour que sortent du silence des filets de voix inaudibles la plupart du temps, et qui émanent d’une classe à part - la classe de celles qui ne produisent plus rien et ne produiront plus, celles de qui on n’attend plus grand chose, parce qu’elles n’ont pas d’utilité matérielle. Il faut que ces voix soient entendues, propagées, vite, avant de disparaitre. Pour dire leur droit, notre droit d’exister sans condition. Oona Spengler, introduction au livre Vieilles comme le monde
Partenaires : EHPAD de Kersalic (Guingamp)
Avec les habitantes d’un EHPAD, écrire et jouer une pièce de théâtre inspirée de faits réels.
Durant plusieurs mois, des résidentes d’un établissement pour personnes âgées ont raconté leurs vies de femmes - leur rapport au corps, à l’amour, à la maternité, au sexisme, au travail, à la politique. Elles ont photographié leurs vêtements, leurs mains, leurs visages, pour transformer leurs souvenirs en images. Le collectage de leurs récits devient une pièce de théâtre, qui est interprétée devant leurs familles, et leurs amies. Des voix qu’on n’écoute plus deviennent audibles.

Cartes postales aléatoires
(correspondances)
Partenaires : Tous vers l’emploi (TVE)
Avec des personnes en réinsertion, imaginer quelles lettres nous avons envie d’écrire ensemble.
Nous avons passé quelques heures ensemble, juste assez de temps pour fabriquer des cartes postales. Est-ce que ces objets ont encore un sens, à l’heure du numérique et de la communication instantanée ? Pourquoi prendre le temps d’écrire ? Pour dire quoi, et à qui ? En cherchant des réponses à ces questions, nous avons grignoté des biscuits, bu un thé, raconté des blagues, et nous avons répondu à mille autres questions, que nous n’avions pas prévues. Les idées qui nous sont venues collectivement sont tracées au dos de nos cartes postales.

Nous sommes ici

Faire avec ce qu'on a
Partenaires : Maison du département de Guingamp-Paimpol-Rostrenen, médiathèque de Rostrenen, GEM de Rostrenen
Avec des personnes isolées, écrire et illustrer collectivement un livre de recettes.
Pendant presque un an, La Missive a organisé, dans l’enceinte de la médiathèque de Rostrenen, des ateliers de cuisine et d’arts plastiques, avec des allers-retours entre les ingrédients comestibles et les matériaux. En glanant les idées de chacun.e, les souvenirs gustatifs, les impressions, nous avons conçu ensemble un petit livre de recettes faites « avec les moyens du bord », sans cuisson, sans machines sophistiquées, et pour un budget accessible. Des séances de dégustation entre les rayonnages de livres ont ravi les visiteur.euses de la bibliothèque.

On n'est pas des machines
Partenaires : GEM de Rostrenen, Association La Machine dans le jardin
Avec les adhérents d’un groupe d’entraide mutuelle, créer des cartes postales à base d’images d’archives.
Pour annoncer la tenue du festival « La Machine dans le jardin » à Mellionnec, La Missive a organisé des ateliers où se mêlaient l’imaginaire et la technique. A partir d’images d’archives, nous avons cherché à créer des machines qui pénètrent avec douceur l’environnement qui les entoure. Puis, nous avons écrit des textes et distribué nos créations sous forme de cartes.

Faire le mur
Partenaires : SPIP de Saint Brieuc, médiathèque de la maison d’arrêt de Saint Brieuc
Avec les détenus de la maison d’arrêt de St Brieuc, réaliser une collection d’affiches et une fresque participative.
Au cours de quatre stages d’une semaine, disséminés sur une année, La Missive propose des ateliers dans la maison d’arrêt de Saint Brieuc. Il s’agit à chaque fois de créer une grande affiche collective, qui pourra ensuite être collée sur les murs, dedans ou dehors. Nous travaillons à partir d’expressions de la vie courante, de mots qui nous inspirent. En partant de ces phrases, nous explorons diverses techniques : monotype, pochoir, collage, photographie, linogravure, sérigraphie. Les affiches sont ensuite intégrées, en format plus petit, au journal de la prison, « Les échos de l’écroué ».

L’Album-photo invisible
Partenaires : Bibliothèque de Callac, Maison d’Accueil Spécialisé, École publique, Association D2…
En itinérance dans les communes limitrophes de Callac, La Missive entreprend la création d’un album-photo constitué d’images de « personnages secondaires ». Qui sont les gens qui sont toujours au second plan, dont on ne connait pas les noms ? Pourquoi sont-ils absents des photos ? Comment les réintégrer à nos mémoires ? Des ateliers de pensée collective, suivis d’ateliers de création, aboutiront à un livre atypique, toujours collectif.































































